Hier en apprenant que le campement de clandestins situé à Porte de la Chapelle allait être prochainement évacué, j’ai décidé d’aller y faire un petit tour, histoire de voir les dégâts de mes yeux et aussi de pouvoir montrer ce à quoi on laisse ressembler la France. Cet arrondissement fait partie des quartiers parisiens qualifiés (avec raison !) par Fox News de « no-go zones » , suscitant ce faisant l’ire et l’émoi des angélistes en tous genres, Anal + en tête. La diversité ayant déjà DE BASE du mal à vivre-ensemble avec moi dans des zones moins occupées que ça, ce n’est clairement pas un coin de Paris où je me hasarde habituellement…

Grand bien m’en fasse ! Désolée d’avance pour les aveugles et les bien-pensants, mais ce quartier où j’ai débarqué n’est plus la France, et à mille lieues du Paris visité pour son image de marque. Parachute un asiatique ici, il se croit en Afrique ! 😀 Rien de français dans la population, sa langue ou son habillement, ni dans les enseignes des magasins ou l’odeur que l’on sent. Senteurs exotiques qui en se rapprochant du camp se font remugle d’enfer, carte de visite olfactive de cette zone transformée en gigantesque pissotière à ciel ouvert, et où on est en effet, bien inspiré de ne pas mettre les pieds.

Juste le temps du selfie le masque hein… J’avais prévu de le porter (pas vraiment du luxe quand on parle de risque d’épidémie à une immunodéprimée) mais je ne l’ai pas fait. Faut dire qu’on ne voyait déjà que moi sans ça alors bon… :3 Je n’ai ni le temps ni l’envie de trop m’étendre alors je vous la fais courte, mais pour résumer l’ambiance disons que cette série de photos m’aura valu un bon paquet d’insultes et autres gentillesses, étrangères mais explicites, et que mon mètre cinquante-deux n’en a pas mené trop large lorsque de l’autre côté de la rue on a eu l’amabilité de me remercier de l’hospitalité de mon pays en me balançant des bouteilles en verre. En pleine rue. En plein jour. EN PLEINE FRANCE ?! Je m’étais préparée à courir (je suis toujours prête à courir), j’ai couru. Vite. Assez pour semer des mecs agressifs qu’on nous présente pourtant comme de pauvres « victimes ». Les mêmes « victimes » qui ont massivement attaqué Laurent Ozon il y a quelques jours à Bruxelles, sans aucun doute. J’ai fait un tour du quartier pour me faire oublier, et ai shooté le reste des photos bien à couvert une rue plus loin… Constat : sans forcément parler des clandestins du camp, la population locale n’est pas ouvertement hostile mais on sent qu’il en faudrait peu pour que ça le devienne… L’étranger ? C’est toi. Pas eux. No-go zone ? Oh que oui. Je reviendrai sillonner ce quartier avec un garde du corps ou deux et ma go-pro cachée, pour montrer que même une fois le camp évacué, il n’y a plus grand chose là-bas de Français.

1 partage = 1 pensée émue pour ces touristes asiatiques revenus de Paris tellement traumatisés qu’ils ont fini à l’hosto. #RIPParis