« Très loin du politiquement correct », « humoristique », « hilarant », « prometteur », « surprenant », « décalé »… Les médias ne manquent pas d’adjectifs pour présenter la nouvelle, prouvant une nouvelle fois leur manque d’objectivité et leur volonté d’embrigader. Mais la pensée unique et dégénérée aura beau tout faire pour tenter de minorer la médiocrité de la web série réalisée par Julien Hollande, fils du président et de Ségolène Royal, elle aura tout de même du mal à nous faire avaler cette énorme couleuvre. Même si apparemment et comme souvent, plus c’est gros, plus ça passe.

ÇA, drôle ? ÇA, politiquement incorrect ? Tout esprit normalement constitué cherche encore l’humour dans les 6 épisodes (17500€ l’unité !!) de cette affligeante comédie, qui ne saurait être plus dans l’air (puant) du temps au vu des thèmes abordés. À une époque de rupture d’identité forcée, de nivellement par le bas systématique, où la drogue touche un public de plus en plus jeune, où on avilit et oublie chaque jour et toujours plus la langue française, et où le plus grand combat à mener est l’antiracisme, on peine à trouver la subversivité.

Quant à l’humour vanté, il peut bien faire rire une centaine de milliers de jeunes dégénérés, clones d’Alicia Durand, on est reconnaissant que la vulgarité CRASSE et les blagues pire que potaches ne soient pas encore la norme de l’humour français, même si pour lui cette série sonne comme une oraison funèbre. Si le but d’En passant pécho est de nous rendre nostalgiques de Desproges, Louis de Funès, du Splendid et autres grands classiques humoristiques, alors là c’est réussi !

« En passant pécho », c’est l’apologie de l’échec, de la mauvaise éducation et des manières qui vont avec. C’est le bas du bas de gamme, le mauvais goût poussé à l’extrême, le néant intellectuel. Univers salace et malsain pour discours bête et méchant. Non, encenser le médiocre n’est plus depuis longtemps considéré comme subversif et encore moins « surprenant », c’est devenu la norme. Et flatter à ce point la bassesse c’est mépriser les gens à qui on s’adresse, les rabaisser au niveau zéro. Et il y aura toujours des cons pour en rire, inconscients.

Mieux vaut en effet rire que pleurer devant cet étalage de néant, devant ces personnages qui ont tous l’air de débiles profonds sur la forme comme sur le fond, devant ces scénarios voués à normaliser la pire nullité sous couvert de second degré. Dans l’univers de la série, au final pas si éloigné que ça de la réalité, on remarque que le babtou fragile est systématiquement ridiculisé et humilié par ses camarades « divers », a fortiori s’il a le culot d’être le premier de la classe. Et que si c’est une fille, elle n’est pas mieux traitée mais atterrit forcément dans leurs bras. Qu’on parle de drogue pendant les cours et qu’entre on se cartonne la tronche. Qu’on promeut un vocabulaire, une attitude et des comportements vils, ridicules et anti-Français, et qu’ados comme adultes semblent dotés du QI d’un bonobo.

« En passant pécho », c’est l’illustration de tout ce qui ne va pas dans notre société, un concentré toxique d’idéologie laxiste, doublé d’hypocrisie. En effet, que penser du réalisateur qui a l’outrecuidance d’afficher au début d’un épisode un rappel qui lui, fleure bon le second degré, mais qui interrogé sur le sujet de l’influence néfaste qu’il peut avoir sur les jeunes, répond « vouloir être en phase avec la jeunesse d’aujourd’hui ».

Une fois digéré tout ça, un constat s’impose : la médiocrité du fils n’a d’égale que la nullité du père. Car non, les chiens ne font pas des chats, et qu’au travers des réalisations de l’enfant on perçoit largement l’efficacité de l’éducation des parents. Je ne comprends décidément pas qu’on ne parle pas plus de l’affront à la France que représente cette série, réalisée par le fils du président le moins apprécié de la Ve république, de la mauvaise image qu’elle véhicule et de son impact nocif sur de jeunes générations déjà largement perverties par le laxisme de l’idéologie gauchiste. Ah il est interdit d’interdire ? Non. Il devrait surtout être interdit d’avilir ainsi la jeunesse et de ternir encore plus l’image de la France, pays qui fût un jour une référence en matière d’élégance et d’esprit. Encore un autre échec « à la hollandaise ».